EXTRAITS DES OUVRAGES D’ERIC DUBOIS


Sélection



Vous pouvez trouver des extraits de mes ouvrages publiés aux éditions Le Manuscrit ( www.manuscrit.com) sur :


http://books.google.com/



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DANS LA SAISON BLANCHE



En secret

Sur la colline

Nos lèvres à même la chair

Du fruit


Dans la saison blanche

Se fermeront à jamais

Comme un tombeau


L’homme qui passera

Par là

Verra un arbre en poussière

Et des pas frais de chasseur


Ce sera la fin de l’été



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BEANCE





Un moment tu oublies le monde semble à ta portée et tout autour de toi ça s’agite

Pourparlers locaux et remises de jeu la mouche va se noyer dans ton verre un moment tu oublies pour la forme tu te mets à écrire oh n’importe quoi tu fais la bise à l’une et l’accolade à l’un qu’est-ce que tu écris au juste ? tu dis que tu compiles des notes un moment tu oublies on t’offre un verre tu dis merci c’est une soirée agréable des notes des annotations sur ton passé on t’apporte la note un moment tu oublies voilà près de six heures que tu es assis

L’heure tourne tu mets ton pardessus il fait froid dehors il est tard t’as passé un bon moment à oublier



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L’UNITE SEULE



Surprendre

A hauteur de vue

L’origine du temps

Quelque chose


Pourquoi laisser les

Rêves

De la véranda on distingue

Les rumeurs de la

Nuit


Fendre le bois sur le billot

Et la paume ouverte

Toujours l’unité seule

En commun les avatars

Si


Le lyrisme de l’outil frappe

Le cœur de l’ouvrier

Quelque chose

Ou quelqu’un

Tes pensées seront les miennes

Appartenir


C’est ainsi que

L’on remue ciel et encre

Dans le fond du puits




Extraits de « L’âme du peintre » aux éditions Encres Vives dans la Collection Encres Blanches.

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pour quelles aventures

de l’Esprit ?


nous avons à dépecer nos cadavres de nous


à établir de nouveaux codes

à construire une nouvelle Bible


car


ne pas pouvoir

chanter


est comme

une catastrophe

intime


de l’Esprit 


à construire


chanter


est comme

une catastrophe



un vide à combler


pour quelles


nous avons à


ne pas pouvoir



une catastrophe




our quelles ave

l’Es



avons à dé


établ

une nou


car


pas pou

chant


t co

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intime


ne pas pouvoir

est comme


une catastrophe intime


et le jour perce la nuit


ne

mme


strophe


jour per nuit


pa voir

est


une phe time

le j er la nuit




Extrait de «Catastrophe intime » aux éditions Encres Vives dans la Collection Encres Blanches.

 

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LABOUREURS



Jean Dubois

Fils de François Dubois et de Louise Guilleser

Sieur de la Noé du Chefresne

Epousa en 1663 Perside Lemaistre

Fille d’Adrian Lemaistre et de Charlotte Larsonneur


Un de leurs fils Joseph Corentin Dubois

Mourut le 13 Juin 1740 au Chefresne

Manche

Et eut avec Marie Anne Langevin

Fille de Jean Langevin et de Colasse Bisson

Epousée en 1689 à Margueray

François et Michel et Marie Anne et François



Et Michel Dubois

Naquit le 20 Février 1694

Mourut le 6 Juin 1770

Et eut avec Marie Canu

Fille de Guillaume Canu et de Marie Groschene

Marie et Joseph-Corentin et Anne

et François et Jean Baptiste et

Claude Louis et Jeanne


Jean Baptiste Dubois

Naquit le 15 Novembre 1732

Epousa Marie Françoise Le Maitre

Fille de Guy Le Maistre et de Marie Hinet

Le 19 Janvier 1767 au Chefresne

Ils eurent

Suzanne Françoise et Marie Françoise

Jean François et Michel Joseph

Marie Françoise Michelle et Jeanne Julie

Jean François Bernardin


Jean François Bernardin Dubois

Naquit le Premier Juillet 1787

Fut baptisé le lendemain

Au Chefresne

Vécut laboureur

Mourut journalier

Le 25 Novembre 1854

à St Martin de Tallevende

Calvados


Il eut avec Marie Anne Angélique Leloutre

Fille de Gilles Leloutre et

de Magdeleine Angélique Françoise Desmarres

entre autres enfants

Gilles Michel François Dubois

Qui naquit le 29 Septembre 1817

A St Germain de Tallevende

Calvados


Gilles Michel François Dubois

Fut inhumé au Chefresne le 10 Juin 1898

Il vécut cultivateur

Le grand père de mon grand père

Ses enfants furent domestiques et ouvriers

Après une longue lignée de

Laboureurs


Ses enfants furent domestiques et ouvriers

Oublièrent la terre de leurs ancêtres

Le servage et le fermage

Ses enfants et ses petits enfants

furent domestiques et ouvriers

Dans l’Eure en Pays d’Ouche

Et les enfants des petits enfants

montèrent à Paris


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TRACES




si les traces que nous laissons
entre les courants d'air

peuvent témoigner pour le futur
peuvent énoncer les lois du temps

si les mots échangés entre paroles
et grimaces et sourires

ne se laissent submerger par d'autres
mots
ne se laissent emporter par d'autres
flux

ou courant d'air
ou vents violents

si ces mots ou voeux pieux ou paroles en l'air
peuvent signifier le monde

si plus tard nos enfants
si un jour les enfants de nos enfants
si un jour les enfants des enfants de nos enfants

ne commettent les mêmes

erreurs

ce sera le début du Monde





Extraits de « Laboureurs » éditions Encres Vives dans la Collection Encres Blanches.


à commander à Encres Vives

Michel Cosem

2 allée des Allobroges

31770 Colomiers



Prix du livre : 6 euros 10 ( franco de port)



http://www.lelibraire.com





© ERIC DUBOIS/ ENCRES VIVES éditeur

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NAISSANCE/RENAISSANCE



En fragments épars des bouts de toi


Tu rassembles pour mieux avancer

un pas mal assuré l’un après l’autre


Pour mieux bondir


Il s’agit d’oublier de la naissance

à la renaissance


Tu y consens sans te l’avouer

Que chercher quand on chancelle

Peut-être faudrait-il faire table rase 


Seuls les pas des autres pourront te sauver

Si sur leurs traces

Tu tentes de te consolider




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SOLEIL




Au diapason de tous les désirs
quand le soleil chevauche la montagne
je prends mon élan pour mieux saluer
ce qu'il reste de coeurs purs

Mais la montagne n'existe

que parce que je l’imagine

Crête des toits

terrasses suspendues à hauteur de ciel
où accrocher ses plaies et ses imperfections


Le ciel seul juge
témoin et refuge


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ENTRELACS



Tu as fait Des bains de mémoire Dans les souvenirs

Tu t’es noyé Imperceptiblement Dans les non-dits


Tu as perdu Des amis Tu as glissé Dans les entrelacs

Désormais le présent S’octroie une pause & le passé

Temporise tes excès Dans les non-dits Tu pars à leur recherche


tu partages tes repas avec des absents tu bois à la santé d’inconnus

tu parles à des doubles qui n’en sont pas Tu as glissé

Dans les entrelacs Désormais le présent S’octroie une pause

& le passé Temporise tes excès qui n’en sont pas


Des bains de mémoire Tu en as les séquelles Des souvenirs

Tu n’en gardes que La quintessence

Sur les non-dits Tu gardes les distances Des souvenirs

Des amis Désespérément Tu pars à leur recherche

Tu as glissé Dans les entrelacs







Extraits de « Estuaires » éditions Hélices collection Poètes ensemble , prix : 9€



http://helices.fr



et réedité chez Encres Vives en 2009



© Eric DUBOIS / Hélices éditions


© Encres Vives / Encres Vives





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NIGHT

Voici que se propage le suc  de nos pages
La cape obscure qui fait tournoyer les étoiles
Un peu perdu  un peu seul un peu chien  je me sens
La nuit ancre à marée basse
Comme des filaments dans le ciel blessé  des visages
Dont la tension s’amoncelle de rides et de rivières

Voici que des ETOILES MORTES  tombent  détresse de l’aube
Dans les plis du temps dans le ressac et le sac des anges
Des étoiles jadis cendres de cendres  qui  s’étalent dans l’abyssal
Au centre du rire tu m’as pris pour cible un moment d’indifférence
Et je suis la proie désignée  j’ai une idée de l’amour
L’amour est la voie la voie de toutes les victoires

Mais l’amour est blême je n’ai plus rien
L’amour s’entend l’amour est licite avec un goût de défaite
Tu as la mine défaite j’ai le cœur transparent  vers le jamais dites toujours
Les femmes chapelles & les hommes fantômes s’éloignent
L’amour est comme tous les hommes l’arôme des nuits le fruit des jours
Sainte nuit sacrée opiacée profane les amants se mélangent avec le jour
Et le soleil plus tard un drapeau planté dans le cœur du monde
Et l’eau qui chante dans les bassins  luira


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QUAI DU BARRAGE



De toi à moi la définition du bonheur

c’est boire le thé vert de la Marne bleue


se promener quai du Barrage en cheval attelé

se soucier peu des avaries constatées dans notre traversée


n’être qu’un ?

toujours laissé sans réponse et comme en arrêt devant la beauté


la beauté de tes yeux de ta chevelure la beauté du geste

et j’immerge en forêt inédite à ignorer l’horloge du temps


de toi à moi boire le thé vert de la Marne bleue

aux lèvres de la noyée comme elle tu noies


de toi à moi la définition du bonheur






Extraits de «Poussières de plaintes ( suivi de Poèmes d’automne)» éditions Encres Vives dans la Collection Encres Blanches.


© ERIC DUBOIS/ ENCRES VIVES éditeur






CRIS




La nue est ban si elle m’appelle

des i sur la glace en biseau


Mon cœur ne l’entends-tu pas ?

les murs ne sont plus tout à fait


Je vis dans un ver


Mots en toc rites

pensées imprécises

certitudes en pie

gestes mutins


Qu’invoque-t-on dans la langue 

avec des yeux de statue ?


Coup d’œil au mi

braqué sur la vie

bu au-dessus du si

entre l’ombre et la mire



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LE LANGAGE DU TEMPS ET LA PAROLE DU MONDE





Quand la nuit s’habille de tes larmes et dort dans la bouche du pain

alors tu manges à la table des enfants


Les convives se sentent seuls et boivent à la mélancolie des saisons

tu leur donnes les mots du jardin


Le langage du temps et la parole du monde



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NOCTURNE




Vanité des rêves dans la coupe de fruits

nature morte dans les bras de la nuit


Nuit qui unit nuit qui divise

le baiser de l’âtre et le lait du destin


Sonnent les heures résonnent les chants

dans la paix nocturne du sommeil






Extraits de « Robe de jour au bout du pavé » © Editions Encres Vives- Eric DUBOIS








AMES ELECTRIQUES




Dans la blancheur du temps

les âmes électriques surgissent


Quand le cœur de l’infante est prisonnier de la glace hostile

des eaux noires de l’humanité


Dans les mouvements du monde

les âmes électriques


Pour soigner les maux du singe perdu dans la ville

ont le verbe et le langage du rassemblement et de la fraternité


Le seul et vrai feu dans la blancheur du temps



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SILLONS




Creuse les sillons et les blessures

à l’amont de ton sang

en aval de ton esprit



Trace les cicatrices du temps

des racines et du terreau

monte l’âme le long de l’arbre du souffle


dans l’escalier des vents


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TU PASSAIS





Tu passais par là dire est impossible la compromission du langage ouvrir une porte puis une autre s'attendre à ce que personne ne vienne la refermer les années que tu portes en bandoulière comme on lit un journal un jour de grand vent qui s'emporte à la moindre dérive et cette envie de déchirer les pages une à une pour mieux recommencer ce que tu n’as pas su faire ta vie parce que tu n’y croyais pas tu n’as pas su te construire on ne construit pas avec des courants d’air





Extraits de « Allée de la voûte » éditions Encres Vives dans la Collection Encres Blanches.


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LA SOURCE DES SOUVENIRS


Encore boire             à la source des souvenirs
avant que         ta vie  ne sombre        dans l'océan des larmes

Un dernier bain de baptême        en communiant    
innocence perdue     à jamais        entre les jambes des filles

Saint Charles de Borromée     le Collège Jean Charcot
le Lycée Marcelin Berthelot            Kaiserslautern

Années d'apprentissage               entre les jambes des filles
derrière des paravents de mots               des déshabillés de soi(e)

les Murets  dans tes pas obsessionnels             en otage de tes rêves circulaires    que tu avales en comprimés

tu songes à l'embouchure du fleuve                  à l'autre vie
                féconde                       au seul phare dans la nuit de l'intime

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LANCER DES POEMES


Le jour lance des poèmes
aux lèvres des arbres

Mots répétés dans les mains du hasard

Délivrance des corps dans l'étoupe des matins

Nous sommes la langue et le langage

Le jour lance des poèmes
à l'embouchure du temps

Et jointe les morceaux épars
de l'absolu


Extraits de « Les mains de la lune » éditions Encres Vives Collection Encres Blanches



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C'est une question de principe



Avec des mots    ensemble          on peut dîner               les rues qui se croisent au soleil

la pluie en jachère de souvenirs



Nous étions libres                   et jeunes                                ta tête sur mon épaule

tes cheveux                       



Tu avais raison                        le temps est compté                



Il est question des jours et des nuits



L'épine dorsale du temps       sacrifiée par l'habitude des jours                   poète de l'existence ordinaire

que risques-tu?





Extrait de « Le Projet » éditions Encres Vives Collection Encres Blanches





Le temps d'un souffle

vibre



Nous sommes du sel de l'autre

ses périphrases son emphase



Monticule d'ennui

qu'on élève dans les villes


Cadenassées de bureaux

plaintifs



Dans un geste de panique




Extrait de « Nous sommes du sel de l'autre » éditions Encres Blanches-Collection Encres Vives





à commander à Encres Vives

Michel Cosem

2 allée des Allobroges

31770 Colomiers



Prix du livre : 6 euros 10 ( franco de port)



http://www.lelibraire.com




© ERIC DUBOIS/ ENCRES VIVES éditeur


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ANNEES



Il faut composer

des bruits s'en extraire


Chaque plan

chaque histoire


De la trousse

sortent les mots


Ecrire

c'est aussi inscrire


Sur les frontons des visages

l'écume du temps


Les panneaux indicateurs

dans quelle direction



Années

chiffres nombres pour quel résultat


Tarit le langage

au pied de l'arbre sentinelle



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ATTENDRE

Il faut attendre
prolonger

La présence
l'absence

La chair ouverte
fermée

Quand le ciel est
attendre quand même

Noir
que les jours aient un sens

Drapé dans un hiver
comment dire?

Opaque
quand on cherche la transparence

Oui
la transparence

Attendre
c'est notre part d'humanité

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DE L'INTERIEUR




Qui sent

dans l'avancée de la nuit


Les pensées

on touche à l'essence même de


L'hiver

de l'intérieur


Les heures volées

la nuit


Dans les couvertures

du temps


Qu'on veut comprendre

chaque regard


Quelques mots

dans le conflit


Étrange musique

air déjà entendu


Nécessité de parler

paradoxe


Affrontement

chacun à tour de rôle


Ses intérêts

dans le partage du sang



Extraits de « C'est encore l'hiver »

éditions Publie.net



Prix : 5,50 €


http://www.publie.net




© Publie.net


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QUARTIER






Un œil

qu'on ouvre


Le poids du temps

la bouche


Le bras qui

la rue est pleine


se tend

pleine de gens exilés


On dirait

s'accroche à vos chaussures


Une impression comme ça

des gens exilés


C'est ce que j'ai vu

la bouche


Qui demande

l'autre bras aussi


Des gestes

se tend


Qui emplissent l'espace

vision familière


D'un quartier tant de fois

il y a l'eau


Traversé

de la rivière


Les commerçants attentifs

sans vous en apercevoir



Extrait de « Radiographie » à paraître





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