EXTRAITS DES OUVRAGES D’ERIC DUBOIS
Sélection
Vous pouvez trouver des extraits de mes ouvrages publiés aux éditions Le Manuscrit ( www.manuscrit.com) sur :
_______________________
DANS LA SAISON BLANCHE
En secret
Sur la colline
Nos lèvres à même la chair
Du fruit
Dans la saison blanche
Se fermeront à jamais
Comme un tombeau
L’homme qui passera
Par là
Verra un arbre en poussière
Et des pas frais de chasseur
Ce sera la fin de l’été
------------------------------------------------------------
BEANCE
Un moment tu oublies le monde semble à ta portée et tout autour de toi ça s’agite
Pourparlers locaux et remises de jeu la mouche va se noyer dans ton verre un moment tu oublies pour la forme tu te mets à écrire oh n’importe quoi tu fais la bise à l’une et l’accolade à l’un qu’est-ce que tu écris au juste ? tu dis que tu compiles des notes un moment tu oublies on t’offre un verre tu dis merci c’est une soirée agréable des notes des annotations sur ton passé on t’apporte la note un moment tu oublies voilà près de six heures que tu es assis
L’heure tourne tu mets ton pardessus il fait froid dehors il est tard t’as passé un bon moment à oublier
------------------------------------------------------------
L’UNITE SEULE
Surprendre
A hauteur de vue
L’origine du temps
Quelque chose
Pourquoi laisser les
Rêves
De la véranda on distingue
Les rumeurs de la
Nuit
Fendre le bois sur le billot
Et la paume ouverte
Toujours l’unité seule
En commun les avatars
Si
Le lyrisme de l’outil frappe
Le cœur de l’ouvrier
Quelque chose
Ou quelqu’un
Tes pensées seront les miennes
Appartenir
C’est ainsi que
L’on remue ciel et encre
Dans le fond du puits
Extraits de « L’âme du peintre » aux éditions Encres Vives dans la Collection Encres Blanches.
__________________________________________________________________________________________
pour quelles aventures
de l’Esprit ?
nous avons à dépecer nos cadavres de nous
à établir de nouveaux codes
à construire une nouvelle Bible
car
ne pas pouvoir
chanter
est comme
une catastrophe
intime
de l’Esprit
à construire
chanter
est comme
une catastrophe
un vide à combler
pour quelles
nous avons à
ne pas pouvoir
une catastrophe
our quelles ave
l’Es
avons à dé
établ
une nou
car
pas pou
chant
t co
tastro
intime
ne pas pouvoir
est comme
une catastrophe intime
et le jour perce la nuit
ne
mme
strophe
jour per nuit
pa voir
est
une phe time
le j er la nuit
Extrait de «Catastrophe intime » aux éditions Encres Vives dans la Collection Encres Blanches.
___________________________________________________________________________
LABOUREURS
Jean Dubois
Fils de François Dubois et de Louise Guilleser
Sieur de la Noé du Chefresne
Epousa en 1663 Perside Lemaistre
Fille d’Adrian Lemaistre et de Charlotte Larsonneur
Un de leurs fils Joseph Corentin Dubois
Mourut le 13 Juin 1740 au Chefresne
Manche
Et eut avec Marie Anne Langevin
Fille de Jean Langevin et de Colasse Bisson
Epousée en 1689 à Margueray
François et Michel et Marie Anne et François
Et Michel Dubois
Naquit le 20 Février 1694
Mourut le 6 Juin 1770
Et eut avec Marie Canu
Fille de Guillaume Canu et de Marie Groschene
Marie et Joseph-Corentin et Anne
et François et Jean Baptiste et
Claude Louis et Jeanne
Jean Baptiste Dubois
Naquit le 15 Novembre 1732
Epousa Marie Françoise Le Maitre
Fille de Guy Le Maistre et de Marie Hinet
Le 19 Janvier 1767 au Chefresne
Ils eurent
Suzanne Françoise et Marie Françoise
Jean François et Michel Joseph
Marie Françoise Michelle et Jeanne Julie
Jean François Bernardin
Jean François Bernardin Dubois
Naquit le Premier Juillet 1787
Fut baptisé le lendemain
Au Chefresne
Vécut laboureur
Mourut journalier
Le 25 Novembre 1854
à St Martin de Tallevende
Calvados
Il eut avec Marie Anne Angélique Leloutre
Fille de Gilles Leloutre et
de Magdeleine Angélique Françoise Desmarres
entre autres enfants
Gilles Michel François Dubois
Qui naquit le 29 Septembre 1817
A St Germain de Tallevende
Calvados
Gilles Michel François Dubois
Fut inhumé au Chefresne le 10 Juin 1898
Il vécut cultivateur
Le grand père de mon grand père
Ses enfants furent domestiques et ouvriers
Après une longue lignée de
Laboureurs
Ses enfants furent domestiques et ouvriers
Oublièrent la terre de leurs ancêtres
Le servage et le fermage
Ses enfants et ses petits enfants
furent domestiques et ouvriers
Dans l’Eure en Pays d’Ouche
Et les enfants des petits enfants
montèrent à Paris
------------------------------------------------------------
TRACES
si
les traces que nous laissons
entre les courants d'air
peuvent
témoigner pour le futur
peuvent énoncer les lois du
temps
si les mots échangés entre paroles
et
grimaces et sourires
ne se laissent submerger par
d'autres
mots
ne se laissent emporter par d'autres
flux
ou
courant d'air
ou vents violents
si ces mots ou voeux pieux
ou paroles en l'air
peuvent signifier le monde
si plus
tard nos enfants
si un jour les enfants de nos enfants
si un
jour les enfants des enfants de nos enfants
ne commettent les
mêmes
erreurs
ce sera le début du
Monde
Extraits de « Laboureurs » éditions Encres Vives dans la Collection Encres Blanches.
à commander à Encres Vives
Michel Cosem
2 allée des Allobroges
31770 Colomiers
Prix du livre : 6 euros 10 ( franco de port)
© ERIC DUBOIS/ ENCRES VIVES éditeur
__________________________________________________________________________________________
NAISSANCE/RENAISSANCE
En fragments épars des bouts de toi
Tu rassembles pour mieux avancer
un pas mal assuré l’un après l’autre
Pour mieux bondir
Il s’agit d’oublier de la naissance
à la renaissance
Tu y consens sans te l’avouer
Que chercher quand on chancelle
Peut-être faudrait-il faire table rase
Seuls les pas des autres pourront te sauver
Si sur leurs traces
Tu tentes de te consolider
------------------------------------------------------------
SOLEIL
Au
diapason de tous les désirs
quand le soleil chevauche la
montagne
je prends mon élan pour mieux saluer
ce qu'il
reste de coeurs purs
Mais la montagne n'existe
que
parce que je l’imagine
Crête des toits
terrasses
suspendues à hauteur de ciel
où accrocher ses
plaies et ses imperfections
Le ciel seul juge
témoin
et refuge
------------------------------------------------------------
ENTRELACS
Tu as fait Des bains de mémoire Dans les souvenirs
Tu t’es noyé Imperceptiblement Dans les non-dits
Tu as perdu Des amis Tu as glissé Dans les entrelacs
Désormais le présent S’octroie une pause & le passé
Temporise tes excès Dans les non-dits Tu pars à leur recherche
tu partages tes repas avec des absents tu bois à la santé d’inconnus
tu parles à des doubles qui n’en sont pas Tu as glissé
Dans les entrelacs Désormais le présent S’octroie une pause
& le passé Temporise tes excès qui n’en sont pas
Des bains de mémoire Tu en as les séquelles Des souvenirs
Tu n’en gardes que La quintessence
Sur les non-dits Tu gardes les distances Des souvenirs
Des amis Désespérément Tu pars à leur recherche
Tu as glissé Dans les entrelacs
Extraits de « Estuaires » éditions Hélices collection Poètes ensemble , prix : 9€
et réedité chez Encres Vives en 2009
© Eric DUBOIS / Hélices éditions
© Encres Vives / Encres Vives
__________________________________________________________________________________________
NIGHT
Voici
que se propage le suc de nos pages
La cape obscure
qui fait tournoyer les étoiles
Un peu perdu un peu
seul un peu chien je me sens
La nuit ancre à
marée basse
Comme des filaments dans le ciel blessé
des visages
Dont la tension s’amoncelle de rides et de
rivières
Voici
que des ETOILES MORTES tombent détresse de
l’aube
Dans les plis du temps dans le ressac et le sac des
anges
Des étoiles jadis cendres de cendres qui
s’étalent dans l’abyssal
Au centre du
rire tu m’as pris pour cible un moment d’indifférence
Et
je suis la proie désignée j’ai une
idée de l’amour
L’amour est la voie la voie de
toutes les victoires
Mais
l’amour est blême je n’ai plus rien
L’amour
s’entend l’amour est licite avec un goût
de défaite
Tu as la mine défaite j’ai le
cœur transparent vers le jamais dites toujours
Les
femmes chapelles & les hommes fantômes s’éloignent
L’amour
est comme tous les hommes l’arôme des nuits le
fruit des jours
Sainte nuit sacrée opiacée profane
les amants se mélangent avec le jour
Et le soleil plus tard
un drapeau planté dans le cœur du monde
Et l’eau
qui chante dans les bassins luira
------------------------------------------------------------
QUAI DU BARRAGE
De toi à moi la définition du bonheur
c’est boire le thé vert de la Marne bleue
se promener quai du Barrage en cheval attelé
se soucier peu des avaries constatées dans notre traversée
n’être qu’un ?
toujours laissé sans réponse et comme en arrêt devant la beauté
la beauté de tes yeux de ta chevelure la beauté du geste
et j’immerge en forêt inédite à ignorer l’horloge du temps
de toi à moi boire le thé vert de la Marne bleue
aux lèvres de la noyée comme elle tu noies
de toi à moi la définition du bonheur
Extraits de «Poussières de plaintes ( suivi de Poèmes d’automne)» éditions Encres Vives dans la Collection Encres Blanches.
© ERIC DUBOIS/ ENCRES VIVES éditeur
CRIS
La nue est ban si elle m’appelle
des i sur la glace en biseau
Mon cœur ne l’entends-tu pas ?
les murs ne sont plus tout à fait
Je vis dans un ver
Mots en toc rites
pensées imprécises
certitudes en pie
gestes mutins
Qu’invoque-t-on dans la langue
avec des yeux de statue ?
Coup d’œil au mi
braqué sur la vie
bu au-dessus du si
entre l’ombre et la mire
------------------------------------------------------------
LE LANGAGE DU TEMPS ET LA PAROLE DU MONDE
Quand la nuit s’habille de tes larmes et dort dans la bouche du pain
alors tu manges à la table des enfants
Les convives se sentent seuls et boivent à la mélancolie des saisons
tu leur donnes les mots du jardin
Le langage du temps et la parole du monde
------------------------------------------------------------
NOCTURNE
Vanité des rêves dans la coupe de fruits
nature morte dans les bras de la nuit
Nuit qui unit nuit qui divise
le baiser de l’âtre et le lait du destin
Sonnent les heures résonnent les chants
dans la paix nocturne du sommeil
Extraits de « Robe de jour au bout du pavé » © Editions Encres Vives- Eric DUBOIS
AMES ELECTRIQUES
Dans la blancheur du temps
les âmes électriques surgissent
Quand le cœur de l’infante est prisonnier de la glace hostile
des eaux noires de l’humanité
Dans les mouvements du monde
les âmes électriques
Pour soigner les maux du singe perdu dans la ville
ont le verbe et le langage du rassemblement et de la fraternité
Le seul et vrai feu dans la blancheur du temps
------------------------------------------------------------
SILLONS
Creuse les sillons et les blessures
à l’amont de ton sang
en aval de ton esprit
Trace les cicatrices du temps
des racines et du terreau
monte l’âme le long de l’arbre du souffle
dans l’escalier des vents
------------------------------------------------------------
TU PASSAIS
Tu
passais par là dire est impossible la compromission
du langage ouvrir une porte puis une autre s'attendre à
ce que personne ne vienne la refermer les années que tu
portes en bandoulière comme on lit un journal un jour de
grand vent qui s'emporte à la moindre dérive et
cette envie de déchirer les pages une à une pour mieux
recommencer ce que tu n’as pas su faire ta vie parce
que tu n’y croyais pas tu n’as pas su te
construire on ne construit pas avec des courants d’air
Extraits de « Allée de la voûte » éditions Encres Vives dans la Collection Encres Blanches.
_________________________________________________________________________________________________________________
LA
SOURCE DES SOUVENIRS
Encore
boire à la source
des souvenirs
avant que
ta vie ne sombre dans l'océan
des larmes
Un dernier bain de baptême
en communiant
innocence perdue
à jamais entre les
jambes des filles
Saint Charles de Borromée
le Collège Jean Charcot
le Lycée Marcelin
Berthelot
Kaiserslautern
Années d'apprentissage
entre les jambes des filles
derrière des paravents de
mots
des déshabillés de soi(e)
les Murets dans
tes pas obsessionnels
en otage de tes rêves circulaires que tu
avales en comprimés
tu songes à l'embouchure du
fleuve
à l'autre vie
féconde
au seul phare dans la nuit de l'intime
---------------------------------------------------------------------------------
LANCER
DES POEMES
Le
jour lance des poèmes
aux lèvres des arbres
Mots
répétés dans les mains du hasard
Délivrance
des corps dans l'étoupe des matins
Nous sommes la
langue et le langage
Le jour lance des poèmes
à
l'embouchure du temps
Et jointe les morceaux épars
de
l'absolu
Extraits de « Les mains de la lune » éditions Encres Vives Collection Encres Blanches
---------------------------------------------------------------------
C'est une question de principe
Avec des mots ensemble on peut dîner les rues qui se croisent au soleil
la pluie en jachère de souvenirs
Nous étions libres et jeunes ta tête sur mon épaule
tes cheveux
Tu avais raison le temps est compté
Il est question des jours et des nuits
L'épine dorsale du temps sacrifiée par l'habitude des jours poète de l'existence ordinaire
que risques-tu?
Extrait de « Le Projet » éditions Encres Vives Collection Encres Blanches
Le temps d'un souffle
vibre
Nous sommes du sel de l'autre
ses périphrases son emphase
Monticule d'ennui
qu'on élève dans les villes
Cadenassées de bureaux
plaintifs
Dans un geste de panique
Extrait de « Nous sommes du sel de l'autre » éditions Encres Blanches-Collection Encres Vives
à commander à Encres Vives
Michel Cosem
2 allée des Allobroges
31770 Colomiers
Prix du livre : 6 euros 10 ( franco de port)
© ERIC DUBOIS/ ENCRES VIVES éditeur
--------------------------------------------------------------
ANNEES
Il faut composer
des bruits s'en extraire
Chaque plan
chaque histoire
De la trousse
sortent les mots
Ecrire
c'est aussi inscrire
Sur les frontons des visages
l'écume du temps
Les panneaux indicateurs
dans quelle direction
Années
chiffres nombres pour quel résultat
Tarit le langage
au pied de l'arbre sentinelle
--------------------------------------------------------------------------
ATTENDRE
Il
faut attendre
prolonger
La présence
l'absence
La
chair ouverte
fermée
Quand le ciel est
attendre
quand même
Noir
que les jours aient un sens
Drapé
dans un hiver
comment dire?
Opaque
quand on cherche la
transparence
Oui
la transparence
Attendre
c'est
notre part
d'humanité
------------------------------------------------------------------------------------------
DE L'INTERIEUR
Qui sent
dans l'avancée de la nuit
Les pensées
on touche à l'essence même de
L'hiver
de l'intérieur
Les heures volées
la nuit
Dans les couvertures
du temps
Qu'on veut comprendre
chaque regard
Quelques mots
dans le conflit
Étrange musique
air déjà entendu
Nécessité de parler
paradoxe
Affrontement
chacun à tour de rôle
Ses intérêts
dans le partage du sang
Extraits de « C'est encore l'hiver »
éditions Publie.net
Prix : 5,50 €
© Publie.net
-----------------------------------------------------------------------
QUARTIER
Un œil
qu'on ouvre
Le poids du temps
la bouche
Le bras qui
la rue est pleine
se tend
pleine de gens exilés
On dirait
s'accroche à vos chaussures
Une impression comme ça
des gens exilés
C'est ce que j'ai vu
la bouche
Qui demande
l'autre bras aussi
Des gestes
se tend
Qui emplissent l'espace
vision familière
D'un quartier tant de fois
il y a l'eau
Traversé
de la rivière
Les commerçants attentifs
sans vous en apercevoir
Extrait de « Radiographie » à paraître
TOUS DROITS RESERVES
AUCUN OEUVRE NE PEUT ETRE PUBLIEE SANS L'AUTORISATION DE SON
AUTEUR
Retour sur http://www.ericdubois.fr